Sous l'écume du jour

au-delà de l'apparent

15 octobre 2015

Vivre la mort des êtres aimés

Classé dans : Famille,Non classé,Société — souslecumedesjours @ 14 h 46 min

th10La procès en appel du Docteur BONNEMAISON est dans l’actualité; certains des témoignages devant le tribunal, rapportés par les radios ou télévisions me gênent, me blessent.

Je viens de vivre, la fin de vie d’un être très proche, très aimé et le débat sur l’accompagnement de ces moments intenses ne peut se régler de manière manichéenne.

Je sais combien est grand le métier de médecin et complexes les décisions à prendre. J’en ai le plus grand respect.

Mais nul ne peut s’arroger le droit de décider seul des gestes à faire, des décisions à prendre au nom de la protection des proches; toute situation et donc toute famille sont particulières, mais ce que j’appellerai la grandeur de la mort, de ces temps ultime, et ce pour le bien être du patient, comme l’accomplissement de ses proches, veut que, dans toute la mesure du possible, tous soient associés aux décisions, vivent ces moments.

Je peux témoigner que lors de ce que j’ai vécu avec les miens récemment, l’équipe médicale, toute l’équipe médicale a été remarquable; elle a toute ma reconnaissance.

 

Régis de BERRANGER

6 juillet 2015

Referendum grec : et maintenant ?

Classé dans : Paix-International — souslecumedesjours @ 12 h 46 min

thOn connaît maintenant le résultat du referendum décidé par le gouvernement grec : enfin, on en connaît le résultat brut, c’est-à-dire un vote pour le « non » à plus de 60%.

Mais au fond, est-on fixé sur ce que cela peut signifier ? Un résultat est un résultat, mais seulement 60% des électeurs se sont déplacés, c’est-à-dire qu’une part importante de l’électorat ne s’est pas prononcé : on ne pourra pas ne pas en tenir compte dans la suite des événements.

Que faire maintenant, car la situation économique de la Grèce n’a pas changé en une nuit ; certains, à la gauche de la gauche, comme à l’extrême droite (curieuse « alliance ! ») fustigent l’Europe et les créanciers ; mais s’il y a créancier c’est qu’il y a débiteur et la réalité économique du pays (rentrées fiscales exotiques, préretraites très avantageuse, rigueur budgétaire aléatoire….) et ce depuis de nombreuses années. Si la Grèce a toute sa place dans l’Union Européenne elle-même, on peut s’interroger sur les conditions qui ont présidé à son entrée dans la zone euro.

Certes, on peut par ailleurs réagir sur les exigences posées par les créanciers (mais peut-on attendre autre chose de leur part ?) ; certes, on peut trouver Madame MERCKEL bien aveugle sur la situation réelle du peuple grec ; mais les autres pays de la zone euros qui sont les plus tenaces vis-à-vis des grecs se nomment l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, d’un côté, qui ont fait les efforts nécessaires pour redresser leur situation, ou bien Estonie, Lituanie, Lettonie dont la situation sociale est, sous certains aspects, inférieure à la situation des grecs.

Enfin, les soutiens virulents de la Grèce dont je parle précédemment, qui exigent d’autres comportements des créanciers et de l’Union Européenne, ne sont-ils pas parmi ceux qui se sont, avec tout autant de virulence opposés à la Constitution européenne de 2005 ? Surprenant, non?

Car, en dehors du cas grec, l’autre problème rencontré est bien le rôle politique de l’Union, son mode de fonctionnement.

Considérer les décisions « techniques » comme secondaires serait faire preuve d’inconscience ; mais, en fin, les décisions à prendre ne sont bien politiques (restructuration de la dette, échéances,….) et, dans le contexte, chacun peut voir combien cela est difficile.

La situation est du même ordre dans d’autres domaines (situation des migrants, conflits de parc le monde,….)

Renvoyer le gouvernement grec et le peuple face à lui-même et s’en laver les mains ou le pousser dehors serait nier le rôle de l’Europe qui a été construite sur le socle de la fraternité et de la solidarité. Les solutions doivent donc être recherchées, chacun étant mis face à ses responsabilités et devant sortir de tout comportement démagogique et de posture.

Mais c’est aussi sur la santé de l’ Union Européenne en tant que telle qu’il faut se pencher ; si les événements de cette période pouvait permettre d’en prendre conscience pour s’atteler aux vraies questions, un grand pas aura été fait.

L’Europe sera politique ou ne sera pas….ce n’est pas nouveau!

 

Régis de BERRANGER

 

1 juillet 2015

Deux mondes?

Classé dans : Société — souslecumedesjours @ 16 h 15 min

thLes moments que nous traversons m’amènent à m’interroger : n’y aurait-il pas deux mondes :

  • celui de l’insouciance, du jeu, de la belle saison
  • celui des difficultés, des épreuves, des guerres,….

Nous demeurons juste en face d’une école, nous nous occupons souvent avec mon épouse de nos petits-enfants et c’est l’attente des congés, la cours bruisse des cris des enfants bien au-delà des heures de cours. Au-delà de petites contraintes, ceci est réjouissant, la joie nous entoure.

Si, parfois, des bribes de conversations arrivent à leurs oreilles, s’ils posent des questions, le retour aux jeux, à l’activité enfantine demeure la priorité. Sûrement, cela n’est-il pas le cas au même degré pour tous les enfants quand on sait leurs origines et combien leurs familles peuvent être plus provoquées que d’autres par « les événements ».

Et nous sommes tous touchés par la chaleur, bien élevée en cette période : on se protège, on se cache, on boit, …. Quand on ne rouspète pas parce qu’il fait chaud, et qu’on rouspétait quand, en hivers, il faisait froid, qu’il y avait de la neige.

Aussi, cette fin de semaine marquera le premier grand départ en vacances….pour ceux qui peuvent partir.

Ce monde-là serait-il protégé, privilégié, hors réalités ?

L’autre monde c’est celui des difficultés, des épreuves, des guerres….

Les moyens et systèmes d’informations sont tels qu’on avait droit hier, en direct, minute par minute au suivi des évènements en Grèce, comme si les choses se déroulaient de cette façon. Internet, les satellites raccourcissent les circuits de manière telle que les décideurs se voient parfois dépossédés des temps nécessaires à la réflexion.

Poussée ainsi, il faut dire que, dans la situation grecque, on a vu beaucoup de « pratiques nouvelles » des parties de poker menteur face au public et une absence marquante de direction et d’autorité.

Dans un tel contexte, on ne peut que regretter la grave erreur qu’a été le rejet de la constitution européenne en 2005 : s’il n’y avait qu’un problème à relever dans la situation actuelle c’est bien l’absence d’orientation politique claire, de direction ferme, d’autorité, tout simplement, de cohérence.

Trop souvent, les décisions prise sont à courte vue, plutôt que de voir le bien  commun on s’intéresse aux intérêts particuliers.

L’autre monde, ce sont aussi les évènements dramatiques faisant l’actualité et n’épargnant pas notre pays ; on tue, égorge au nom d’une religion, en en appelant à Dieu.

Ce monde-là est-il nouveau ?

L’histoire du monde n’a pas vogué sur un long fleuve tranquille, des massacres l’on traversé, des chrétiens, aussi, ou ceux qui agissaient en leur non n’ont pas été exempt d’action insupportables.

Aujourd’hui, c’est en direct ou presque  que cela se passe, les nouveaux moyens de communication sont, là encore, de outils de grand danger, diffusant des idéologies « faciles », jetant à la face du monde les massacres perpétrés.

De l’insousiance aux massacres, y a-t-il deux mondes ?

La réponse à la question est évidemment non.

Le monde des hommes ne peut être un monde parfait ; il ne peut être que l’addition de ces situations de gaieté, de tranquillité, de joie, et c’est bien ainsi, et d’autres dramatiques dans lesquelles les hommes détiennent leur part de responsabilité.

Vivre dans la quiétude et la joie de la rencontre contribue à construire la paix intérieure nécessaire à l’ouverture au monde, à ce qui nous entoure, aux autres (Laudato si-§205).

Quand je vois ces enfants en récréation, quand je les entends crier, c’est un seul cri qu’on entend, le même dans toutes les cours de récréation du monde.

Quand j’accompagne mon petit-fils à un anniversaire, c’est aussi l’anniversaire des enfants du monde où les différents continents sont représentés.

Vivre, montrer de la joie est aussi une réponse à tous ces marchands de malheurs qui ne voient le monde qu’à la limite de leur raisonnement meurtrier.

Pour ma part, je vais aussi prendre un peu de temps en famille, en découvertes, en partages ; le prochain billet viendra si la nécessité s’en fait sentir.

Je terminerai ici en citant un passage de François dans « Laudato si » alors qu’il parle de Saint François d’Assise (§10) :

« En lui (Saint François), on voit à quels points sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. »

Bon repos.

 

Régis de BERRANGER

28 juin 2015

Demeure l’espérance

Classé dans : Foi — souslecumedesjours @ 16 h 37 min

thEcrire aujourd’hui ? Est-ce possible quand le monde semble traversé par une série d’événements où l’inhumanité semble l’emporter.

Est-ce nouveau, ou cela semble-t-il accéléré par les nouveaux moyens de communication nous tenant au courant minute par minute ?

Je me risque à mettre ces mots, non pas sur les événements eux-mêmes dont je ne possède pas tous les éléments, mais sur la façon dont je peux les ressentir et les aborder pour aujourd’hui.

A Charleston, aux Etats-Unis, ou des hommes et des femmes sont morts parce qu’ils étaient noirs ; à Sousse, en Tunisie, au Koweït, à Saint-Quentin-Fallavier, dans l’Isère, et ailleurs encore..

Une première réaction pousse à l’horreur, au découragement, au rejet appelant la vengeance.

Je dois dire que, ces jours-derniers, j’étais vite tenté d’éteindre la radio, de ne pas allumer la télévision, d’éviter trop d’informations sur internet.

De notre place, nous voyons difficilement ce que nous pourrions faire pour que ceci cesse ; nous savons que ce qui fait le lit du développement de l’extrémisme s’appelle exploitation, pauvreté, dictatures,… la religion un moyen faussement utilisé par certains et non pas la raison poussant ces femmes et ces hommes à se lancer dans de tels actes. Face aux maux qui en sont la cause, nous avons la possibilité d’intervenir là où nous sommes, vis-à-vis des responsables et gouvernants.

Mais au-delà ? Aujourd’hui ?

Espoir et espérance

Nous sommes face à deux chemins possibles :

  • l’espoir
  • l’espérance

Ce sera l’espoir de s’en sortir, mais il a ses limites, nous le voyons, les limites des hommes ; le but poursuivi ayant été atteint,  l’espoir n’existe plus ; ou bien, celui-ci sera déçu car son but sera trop difficile, les moyens pour l’atteindre trop complexes ou ne dépendant pas de nous.

Nous pouvons chacun en trouver des exemples.

Et il y a l’espérance.

Celle-ci pousse les hommes à toujours avancer, à ne pas se décourager malgré les obstacles, parfois infranchissables pour atteindre le but.

On a tendance à parler de « l’espérance chrétienne ; » mais n’est-elle pas aussi celle d’hommes et de femmes qui dans les moments  les plus désespérés ne se découragent pas, continuent le combat quel que soit leur foi ou leur philosophie? Un événement et trois textes peuvent nous aider à comprendre.

Au-delà de la crainte

L’évènement vient de se produire à Charleston lors de l’hommage funèbre aux victimes de la tuerie ; à la fin de son intervention, Barack OBAMA a lancé le beau chant d’espoir « Amazing grace »,  repris et scandé par la foule ; je vous en propose quelques extraits traduits :

 « …..

C’est la grâce qui m’a enseigné la crainte,

Et la grâce a soulagé mes craintes.

Combien précieuse cette grâce m’est apparue

À l’heure où pour la première fois j’ai cru.

De nombreux dangers, filets et pièges

J’ai déjà traversé.

C’est la grâce qui m’a protégé jusqu’ici,

Et la grâce me mènera à bon port.

 

Le Seigneur m’a fait une promesse,

Sa parole affermit mon espoir;

Il sera mon bouclier et mon partage,

Tant que durera ma vie.

….. »

Malgré l’épreuve traversée, ces mots ne disent-ils pas ce qui guide celles et ceux qui croient qu’ils ne sont pas seuls au monde,  qu’un Autre (que quelque chose qui les dépasse) pousse, aide à ne pas désespérer même dans les pires moments.

J’aime aussi, dans des moments comme celui-ci, un autre texte, de Charles PEGUY celui-ci, « La petite fille espérance. »

Je vous en propose aussi quelques lignes, que vous connaissez peut-être

« L’Espérance est une petite fille de rien du tout,

Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière,

Qui joue encore avec le bonhomme Janvier

Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne. Peints.

Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas,

Puisqu’elles sont en bois.

C’est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.

C’est cette petite fille de rien du tout.

Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.

…..

Mais l’espérance ne va pas de soi.

L’espérance ne va pas seule.

Pour espérer, mon enfant,

Il faut être bien heureux, il faut avoir obtenu,

Reçu une grande  grâce.

 

C’est elle, cette petite, qui entraîne tout.

Car la Foi ne voit que ce qui est

Et elle voit ce qui sera

La Charité n’aime que ce qui est

Et elle aime qui sera… »

 

Enfin, que nous dit le Pape François dans son encyclique « Laudato si-Loué sois-tu », si ce n’est qu’il ne faut jamais désespérer des hommes

« Cependant, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer, au-delà de tous les conditionnements mentaux et sociaux qu’on leur impose. Ils sont capables de se regarder eux-mêmes avec honnêteté, de révéler au grand jour leur propre dégoût et d’initier de nouveaux chemins vers la vraie liberté. Il n’y a pas de systèmes qui annulent complètement l’ouverture au bien, à la vérité et à la beauté, ni la capacité de réaction que Dieu continue d’encourager du plus profond des cœurs humains. » (§205)

Et puis, après demanderont les plus sceptiques ?

Face aux drames, aux agressions de toutes sortes, au terrorisme, les populations, leurs états et responsables ont le devoir de se défendre à proportion du risque encouru ; mais se limiter à cela ne règlera pas les questions posées à l’origine et ne garantira pas la durée. Seule peut pousser à avancer, malgré tout ce qui apparaît comme des obstacles insurmontables, c’est l’espérance.

J’ouvre quelques pistes, à chacun de trouver les siennes.

 

Régis de BERRANGER

24 juin 2015

« Laudato si : » notre maison commune

Classé dans : Foi,Société — souslecumedesjours @ 20 h 29 min

th3Les motivations du choix de son nom par un pape nouvellement élu sont variées ; la publication de l’encyclique « Laudato si »-« Loué sois-tu » par François éclaire pleinement son choix ; si un de ses collègues d’Amérique latine lui a demandé de « ne pas oublier les pauvres » lorsqu’il perçut que Jorge BERGOGLIO allait être élu, les raisons du choix de « François » paraissent aller bien au-delà : la référence à François d’Assise et son Cantique des Créatures donne toute la dimension à ce texte fondamental de l’Eglise, pour le monde et la maison commune ;

Je voudrai d’abord dire ma grande joie devant ce texte, première encyclique de l’histoire de l’Eglise consacrée totalement à l’écologie. Et les réactions qu’il suscite.

Il y ceux qui applaudissent une nouvelle initiative prophétique de François.

Il y a ceux qui le jugent tout à fait opportun à quelques mois du rassemblement de Paris sur le Climat en décembre, COP 21 (voir mon billet du 30 mai) ; ce n’est d’ailleurs pas fortuit, la publication à ce moment est tout à fait voulue. Je veux bien croire que cette encyclique pèsera de tout son poids lors des discussions et négociations.

Il y a aussi ceux qui semblent découvrir que l’Eglise s’intéresse à l’écologie, mais les notes de fin de texte montrent l’intérêt porté au sujet à plusieurs moments de son histoire et particulièrement par les deux précédents papes, Saint Jean-Paul II et Benoît XVI (déclarations pour la Journée de la Paix, encycliques,….)

Et il y a tous les autres, gouvernants ou non,  qui louent ce texte ; mais l’ont-ils bien lu ? Ont-ils tout lu  ou avec un regard sélectif?

Car, en effet, « Laudato si » ne doit pas se lire uniquement avec des yeux verts, il va bien au-delà des seules questions environnementales, pour poser la question de l’écologie dans son entier, et donc de l’avenir de l’homme.

On peut prendre la définition de Monsieur LAROUSSE en 1995 qui dit que l’écologie « est la science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. »

Mais il y eu, deux mille avant, les récits de la création, dans le Livre de la Genèse (chapitres 1 et 2), duquel on pourrait dire qu’il s’agit du premier livre sur l’écologie, car il en est la source.

Tout est lié

« Laudato si » aborde pour une bonne partie les questions que le commun lie à l’écologie (climat, pollution, eau, biodiversité, conséquences des évolutions technologiques), dans les premiers et troisième chapitres  (n°17-61 et 101-136); mais la problématique centrale est de ne pas se limiter à ces seules questions et de voir l’écologie dans sa globalité, dont la responsabilité de l’homme dans la situation.

Parler de la crise écologique, sans parler :

  • de la pauvreté,
  • des conséquences sociales,
  • de la productivité non maitrisée,
  • de la recherche sans limites du profit,…..

ne peut prétendre aborder fondamentalement la réalité de la situation.

On ne pourra envisager résoudre la crise écologique, si on se désintéresse d’une part essentielle  qui est l’homme ; comme cela semble être du côté de certains courants « écologistes, » on ne peut craindre les évolutions de la recherche, les manipulations sur les plantes, cultures, animaux, refuser certaines des réponses données aux besoins d’énergie, si on  néglige l’avenir de l’homme lui-même, dans ce qui fait sa vie de tous les jours, si on néglige de préserver son existence même,  l’intégrité de l’humain.

Garder la terre

Si l’homme (l’humain) est quelqu’un, doté d’une intelligence, d’un raisonnement, d’une conscience, cela ne lui donne pas pour autant un pouvoir discrétionnaire sur les autres parties de la création, les animaux, les végétaux.

Sans doute, François va-t-il réconcilier les chrétiens avec ceux qui leur reprochaient d’avoir une conception de la domination de l’homme sur la terre et ce qu’elle comprend ; un verset du récit de la création était souvent mis en exergue pour cela, le verset 28 du chapitre 1 de la Genèse où Dieu incite l’homme et la femme à « soumettre la terre. » Pris au pied de la lettre, il pourrait y avoir discussion ; mais on oublie le reste du récit et, en particulier le verset 15 du chapitre 2 qui  « établit l’homme pour cultiver et garder la terre. »

« Cultiver » signifie, ici comme aujourd’hui,  labourer, défricher, travailler, faire fructifier la terre pour la faire vivre et nourrir l’homme ; « garder » (terme qu’on retrouve plusieurs fois dans la Bible), signifie  protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller, faire vivre…. (§67 de l’encyclique).

Il n’y a donc pas appel à l’homme pour qu’il domine, utilise, exploite au sens négatif du terme la terre, ce qu’elle contient, ceux qui y vivent.

Mais l’homme, les hommes, des hommes ont refusé d’écouter, d’entendre ce pourquoi ils étaient  et se sont crus, se croient rois et dieux, dominateurs absolus (§75). Alors que l’homme soucieux de l’homme, de tout l’homme ne peut qu’être attentif aux grands équilibres de la nature et de ses composantes, qui sont toutes créatures divines. L’être humain n’a pas été créé pour dominer, mais pour participer à l’achèvement de la création voulue par le Créateur.

Dialogue et conversion

Alors que « Laudato si » a été rendue publique il y a juste une semaine, on peut déjà mesurer son importance ; je me réjouis que, ici comme dans d’autres domaines, François bouscule les raisonnements, fasse bouger les lignes, montre par la force de ce qu’il dit, son action que les frontières entre les hommes sont plus fragiles qu’on ne le pense. Il pousse chacun, au moins ceux qui veulent l’entendre, à discuter, échanger, réfléchir.

Il n’y a pas de limites au dialogue, chacun quel que soit les croyances, pensées, philosophies est invité à participer au travail pour redresser la maison commune ; la foi et la raison ne s’opposent pas, mais ne peuvent que s’enrichir (§62). Les chrétiens sont appelés à faire « l’expérience d’une conversion écologique et d’un changement de cœur » et à « former avec les autres êtres de l’univers une belle communion universelle » (§218 et 220).

Par la sobriété et l’humilité, il sera possible d’échanger de dialoguer et de s’écouter, et de se compreendre. C’est à, une écologie intégrale que tous sommes appelés par les gestes de tous les jours, rompant la logique de la violence, de l’exploitation et de l’égoïsme. (§230)

Ceci sera possible par la remise en cause des comportements, au prix du partage, de la redistribution, François parle même de décroissance dans certains endroits.

Si l’homme a sa part de responsabilité dans la situation de la terre, il est aussi de sa responsabilité de prendre toute sa place pour la changer.

Merci à François de nous le dire.

 

Régis de BERRANGER

22 juin 2015

Violon et piano : une grâce !

Classé dans : Culture — souslecumedesjours @ 11 h 21 min

th7Vous parler d’un morceau de musique au niveau technique, vous décrire les différents temps,… j’en serai incapable : j’apprécie énormément écouter, goûter une pièce, je ne suis pas musicien en tant que pratiquant.

Mais je peux dire ce que je ressens ; et ce fût ce samedi soir une grâce.

Mon épouse m’avait invité, pour la fête des pères, au Festival de Saint-Denis ; ce soir-là, Renaud CAPUCON et David FRAY jouaient ensemble. Nous avons pu entendre deux sonates de Bach et deux autres de Beethoven en alternance.

Très  vite, on peut se rendre compte que la salle est remplie de connaisseurs, en grande partie habitués de ces concerts avec le silence qui se fait dès l’extinction de la lumière et les deux artistes qui se lancent sans attendre dans leurs jeux.

Nous étions placés de manière telle que nous les voyions précisément.

Si le lancement était du fait de Renaud CAPUCON, le reste n’était qu’harmonie et magie avec l’alternance de ces temps forts où vous êtes emporté par la musique et ces moments plus calmes. On voit l’un comme l’autre pris par les morceaux qu’ils jouaient, vivant pleinement leurs partitions.

David FRAY comme Renaud CAPUCON sont jeunes, en dessous de la quarantaine, mais ils ont déjà derrière eux autour de la trentaine d’années de travail, jours après jours, pour arriver à un tel niveau de perfection.

Je ne connais pas en détail leur carrière, peut-être ont-ils l’habitude de jouer ensemble, je ne sais ; mais ils donnent l’impression d’une communion totale à leur musique et à l’ensemble qu’ils forment.

Nous ne sommes pas tous destinés à être musiciens internationaux, mais nous pouvons regarder, je crois, ce travail assidu ou cette harmonie montrée à deux comme  exemple pouvant nous inspirer : autant que faire se peut, on n’obtient rien sans travail ni effort. Chacun en fonction de ses possibilités, de ses capacités peut progresser, avancer dans les domaines qui lui sont propres, avec volonté et travail. Certes, les circonstances et les contextes sont différents de l’un à l’autre et ont besoin d’aide, de complémentarité.

Quant à l’harmonie : chacun, personnellement, peut donner le meilleur de soi-même, mais travailler ensemble permet de multiplier ce que seuls nous sommes déjà capables de faire ; le but de toute vie doit tendre vers ce que nous faisons avec d’autres pour atteindre l’harmonie à l’image de ces deux musiciens.

Et la grâce ? Dans la vie ou les circonstances de celle-ci où, c’est un euphémisme, les moments difficiles ne sont pas rares, où les drames nous entourent, nous arrivant décuplés par tous les  nouveaux moyens de communication, c’est un privilège, mais aussi une nécessité, de pouvoir goûter de ces moments nous nous sommes emportés comme nous l’avons été en cette soirée de Saint-Denis. Voir, écouter, apprécier le beau contribue à n.ous ouvrir des chemins

Cette musique, cette harmonie font partie de la beauté du monde que nous ne savons (pouvons) pas voir ; c’est sans doute à avoir ce regard que le Pape François nous invite dans l’encyclique « Laudato si » pour mieux travailler à l’édification du monde dont l’humanité a besoin.

 

Régis de BERRANGER

17 juin 2015

Il a vraiment existé le Petit Poucet?

Classé dans : Famille — souslecumedesjours @ 19 h 04 min

th4J’ai accompagné la classe de grande section de ma petite-fille en visite de fin d’année scolaire ; celle-ci nous a menés au Château de Breteuil, dans les Yvelines, bien connu pour ses animations autour des contes de Perrault.

Accompagner ces classes est un service rendu et une participation à la vie de l’école de mes petits-enfants, quand leurs parents sont empêchés, et je dois dire que je ne me fais pas prier pour répondre présent.

Si on veut bien considérer qu’une attention soutenue pour ne pas « en perdre un » est nécessaire, pour faire traverser une rue, vivre une journée à un rythme soutenu, je ne veux retenir que les moments de tendresse avec les enfants, d’échange avec  les autres adultes accompagnants et les enseignants (dont je loue la disponibilité et le travail).

Les différents enfants connaissent souvent les mamans qui sont là, du fait des amitiés qui se sont nouées, des anniversaires et fêtes partagés. Les papis, on les connaît moins et c’est un peu la curiosité ; il me plaît alors de répondre à cette curiosité, de donner un peu de temps à l’un et à l’autre pour plus d’attention. C’est aussi une occasion pour ma petite-fille (et tout autant pour mes autres petits-enfants) de réaliser que là, papi n’est pas venu que pour elle, mais avec elle et les autres enfants. Il y a là participation à ce qui fonde sa maturité, son altérité.

Nous avons passé la journée à découvrir les différentes animations, ce qui a été aussi pour moi l’occasion de revoir mes « classiques » : Cendrillon, le Chat botté, Barbe bleue, Peau d’âne,… et le Petit Poucet !

Les enfants, je crois, ont été marqués, par le temps passé avec une conteuse qui nous a détaillé, à sa façon, l’histoire de ce petit bonhomme, petit et malin. Ils avaient étudié ces contes au long de l’année scolaire et, a priori ils savaient que ce n’était pas l’histoire « vraie », quoique….

Alors que nous nous apprêtions à partir, un enfant s’approche d’une maman et de moi-même et nous dit d’une matière interrogative : « Il a vraiment existé le Petit Poucet ? »

Peut-être nh’avait-il pas été totalement convaincu par ce qu’il avait vu en classe, ni par la conteuse? Certes, on lui a dit que c’était un conte, mais après tout, n’y a-t-il pas quelque choses de vrai ?  La réponse doit alors balancer entre le fait de lui répondre sans le tromper, mais aussi de dire quel sens cela peut avoir, aujourd’hui.

Le temps ne nous a pas permis d’aller jusque-là, et le pourrions-nous dans un tel cadre ?

Il est malin ce dernier d’une fratrie de sept : négligé par les six autres, ce sont pourtant bien ceux-ci qui vont avoir besoin de lui.

Et si la pauvreté ne touche pas forcément les enfants de cette classe, elle existe, proche ou un peu plus loin, où on laisse ces enfants, on ceux-ci sont livrés à eux-mêmes parce que leur famille n’a pas les moyens matériels de les élevés ?

Au XVIIème siècle, à l’époque de Charles PERRAULT, les situations ayant servi de support à de tels contes étaient à la porte.

Et le dernier de la bande, le plus chétif, méprisé par ses frères et négligé par ses parents nous montre en quoi il n’est pas bon de mépriser les plus faibles.

Face au danger, c’est lui qui

  • pense à se munir des petits cailloux,
  • trompe l’ogre en intervertissant les coiffes des sept garçons et des sept filles,
  • a le courage pour fuir la maison avec ses frères (il n’agit pas pour lui seul), puis de s’en prendre à l’ogre en lui prenant ses bottes de sept lieues,
  • montre ce que c’est que de vivre d’argent à ses parents.

Il n’est pas rare de trouver ce triomphe du petit sur le, les plus forts ; on peut alors penser à David, dans le Premier livre de Samuel qui triomphe de Goliath et qui sera fait roi.

Mais chacun peut trouver des exemples illustrant une telle situation.

Quant aux ogres, ils ne manquent pas, malheureusement.

Alors, qu’aurions-nous pu répondre à cet enfant sur l’existence du Petit Poucet ? Celui de l’histoire, peut-être qu’il n’a pas existé, mais qu’il y en a beaucoup d’autres, qu’il faut savoir leur prêter attention, tout simplement parce que celle-ci leur est due, et ils peuvent nous aider.

A chacun de les trouver.

 

Régis de BERRANGER

15 juin 2015

Mourir à 15 ans ! La guerre n’est pas un jeu !

Classé dans : Société — souslecumedesjours @ 9 h 13 min

th2Cette fin de semaine a ajouté aux drames touchant les jeunes :

-dans le nord, une jeune de 19 ans est morte d’une balle « perdue » : pourquoi, comment, l’enquête le dira ; cette jeune se rendait à un mariage, tout le monde était heureux…. une folie a amené le drame.

-dans la Loire, trois adolescents sont morts, un quatrième est gravement blessé, sans doute en manipulant des produits dangereux ; pourquoi ? pour un jeu dit « Air soft ! »

En quoi consiste ce jeu ? A reproduire des combats à travers des jeux de rôle, à jouer à la guerre avec des reproductions d’armes et autres objets de la sorte !

Deux réflexions me viennent alors : l’actualité est remplie des combats, de guerres de massacres de toutes sortes ; les gouvernements ou institutions, qui le tentent,  ne trouvent pas les moyens de résoudre les conflits et, pendant ce temps-là, des grands, des adultes jouent à la guerre.

Quelle est cette société où on peut trouver son plaisir dans l’enlèvement « de l’ennemi », dans la mort de l’autre, même factice ?

On nous dit que ces « jeux » sont organisés, canalisés ; le président d’une fédération se répand sur les ondes pour rassurer ou relativiser. Mais on sait, tout autant, que certains, beaucoup pratiquent ce type d’activité hors structure.

La liberté de certains de jouer à la guerre doit-elle aller jusqu’aux conséquences dramatiques de cette fin de semaine ?

La deuxième réflexion est la suivante ; pour avoir essayé de jouer, en dehors de structures, trois adolescents sont morts ; ils voulaient, apparemment, réaliser des fumigènes donnant plus de réalité à ces jeux stupides.

Par l’utilisation sans limite d’internet, on net à la disposition du premier venu des possibilités de réaliser des explosifs ? Peut-on empêcher de telles publications, je ne sais.

Mais quelle est cette société où on meurt à 15 ans car on  n’a pas toujours le recul nécessaire face à des envies immédiats ?

On ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé au cours de ces derniers jours ou laisser le temps au temps pour oublier ; « la société » oubliera peut-être, sans doute ; des familles elles ne l’oublieront jamais et sont marquées à vie.

Il est urgent de réaliser que la guerre ne peut être un jeu, quelque soit les formes dont on l’entoure.

Si des mesures d’autorité peuvent et doivent être prises, c’est une prise de conscience qui doit intervenir pour construire d’autres relations, une société, tout simplement.

 

Régis de BERRANGER

11 juin 2015

Réseaux sociaux, respect et dignité

Classé dans : Société — souslecumedesjours @ 22 h 01 min

thLes réseaux sociaux sont devenus un moyen courant de communication, d’échange,… sont-ils de nouveaux moyens de partage ? On peut s’interroger.

Je suis moi-même inscrit sur deux de ces réseaux, que j’essaie d’utiliser avec prudence; je me suis, en effet, aperçu que lorsqu’on intervenait, répondait dans des « posts », des « partages » touchant en particulier aux débats de société on pouvait vite se laisser entraîner, sans avoir le recul ou la hauteur de vue nécessaires. Qui peut prétendre être éclairé sur la plupart des grands sujets ? Etre en capacité d’intervenir et de prendre position sur tout?

Qui plus est, on peut ainsi contribuer à des controverses, des oppositions dont on ne maîtrise pas tous les éléments, risquant plus d’aggraver des situations que de contribuer à leur solution.

Et, selon la façon dont ils sont utilisés, ces réseaux peuvent être instruments blessant des personnes touchant à leur dignité.

L’actualité de ces jours derniers a été marquée par le film diffusé concernant Vincent LAMBERT ; j’aurai pu le regarder grâce aux « partages » nombreux, je me suis retenu de la faire : le respect et la dignité d’une personne, qui du fait de son état ne peut donner quelque avis que ce soit permet-elle une telle utilisation d’elle-même ?

La situation de Vincent LAMBERT est avant tout un drame, le sien et celui de ses proches qui sont déchirés.

Une chose est le débat juste, qui est mien, sur la qualité de la vie, sur son respect et les réponses possibles à donner dans les situations telles que celles dont il s’agit ; autre chose sont les moyens utilisé, comme la diffusion de ce film.

Et les avis rendus ne peuvent qu’épouser la cause défendue, comme on peut le lire ou le voir et creuser encore plus les relations entre les proches.

Le respect du est, à mon avis, à trois niveaux :  

  • à l’épreuve et la douleur des parents, les proches qui défendent un point de vue
  • aussi, tout autant, à celle de son épouse et des autres proches
  • le respect est dû à cet homme, sa dignité doit être respectée et non pas livrée à la surenchère médiatique.

Et ceux qui doivent ce respect sont tous ceux qui y portent atteinte: la responsabilité des organes de presse qui ont diffusé sans réserve le film est grande….mais peut-on attendre autre chose de certains de ceux-ci?

Les réseaux sociaux sont un fait aujourd’hui, mais ils peuvent être la meilleure et la pire des choses ou les frontières entre intimité et relations ouverts sont vites franchies ; une telle utilisation, sans parfois trop de retenue, n’est-elle pas la marque d’un manque ou d’une insuffisance de relation ou de dialogue ?

N’est-ce pas la marque d’une société où une fausse idée de la liberté amène à croire qu’il n’y a pas de limite fixée à l’expression de chacun ?

Le développement des réseaux sociaux et leur utilisation de la sorte n’a fait que suivre une certaine « exposition » à la télévision dans des émissions dites de téléréalité ?

Il appartient à chacun de réfléchir à l’utilisation qu’il en fait.

Je crois, pour ma part, que seule la discrétion et la retenue conduiront au respect, le nôtre et celui des autres.

 

Régis de BERRANGER

9 juin 2015

Des congrès ? Et après ?

Classé dans : Politique — souslecumedesjours @ 14 h 47 min

th10Les congrès des deux principaux partis politiques français viennent de se tenir.

Qu’en a-t-on retenu ? Peu, si on s’en tient aux échos et sondages.

Il fut un temps où ce type de grande réunion rituelle avait de l’importance quant aux orientations et objectifs que telle ou telle organisation pouvait proposer au pays.

J’avais déjà abordé ce sujet avant que se tiennent ces échéances, la réalité dépasse la fiction : la première, à droite, avait pour objectif de redonner un look plus présentable à ce qui était l’U.M.P. ; chacun s’y est collé, mais il est loin le temps où un tel congrès portait son leader vers de plus hautes fonctions. Si les principaux objectifs affichés ont été atteints (changement de nom, nouveau statuts,…) ce ne sont pas ceux-ci qui vont changer la face du monde. Le jour même ceux qui ne pensaient pas comme le chef étaient hués et dès le lendemain, les divisions sont revenus, les colloques de divisions sont revenues.

Quant à savoir ce qui sera proposé aux français lors des prochaines échéances électorales, il est bien difficile de le dire ?

Le Congrès du Parti Socialiste n’a pas été plus éclairant : il avait avant bout pour objet de montrer une « unité » ou un rassemblement pour soutenir le président et le gouvernement ; mais on peut s’interroger, ici, sur les arrières pensées : le militant VALS demande au premier ministre VALS d’infléchir la politique gouvernementale ; Martine AUBRY soutien la ligne majoritaire que ses amis politiques vilipendent,…..

Je ne suis pas vraiment convaincu que la face de la politique française soit bouleversée!

Et c’est bien tout le problème

S’il existe, à droite comme à gauche, des associations, groupes, mouvements qui tentent de réfléchir à l’avenir, les deux grands partis en sont à mettre le frein à main, au mieux en restent en, première !

Sans doute, les résultats des prochaines élections européennes seront à l’image des plus récents scrutins départementaux et municipaux.

Mais le risque majeur peut-être que, lors des prochaines élections présidentielles et législatives, devant le vide des propositions et la volonté de surplace des grands courants, les conséquences soient « au mieux »  catastrophiques en nombre de votants, au pire dangereuses quant aux votes refuges sur les extrêmes.

La situation n’est plus aux opportunismes électoraux, aux congrès hors sol comme celui de Parti Socialiste précédent la dernière élection, présidentielle.

La seule possibilité vraie qui s’offre, sauf à voir émerger des courants ou des  personnalités nouvelles ( ?), est une refondation, aussi bien à gauche qu’à droite (et nous verrons alors ce que les frontières politiques actuelles ont d’artificiel) de manière à ce que les choix proposés, les engagements pris, le fonctionnement des grandes familles politiques soient ouverts vers la réalité du monde (le Pape François vient de parler de « troisième guerre mondiale par morceaux »), abordent les réponses à donner aux questions économiques avec rigueur, responsabilité et solidarité.

Ce sont bien les pays qui font preuve de la sagesse requise en la matière qui réussissent et comptent.

Il y a un mot pour  s’engager sur une telle voie : le courage.

 

Régis de BERRANGER

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